La traite des fourrures

Références

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La vie du coureur des bois

Le voyage de traite

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La vie du coureur des bois

Les premiers colons explorent les profondeurs des forêts. Ils sont surnommés les coureurs des bois. Ces aventuriers courageux vêtus de peaux de daim, sont des trappeurs infatigables. Il n’y a que le canot comme principal moyen de transport. Les cours d’eau servent de routes.

Pendant leur long voyage, les chasseurs doivent souvent faire attention aux chutes d’eau. Ils doivent transporter sur eux le canot, les pelleteries et leur équipement. Ils doivent aussi parcourir beaucoup de kilomètres chargés de la nourriture et du canot. Leurs lourdes marchandises sont soutenues par des courroies en cuir. En hiver, les raquettes et le toboggan remplacent le canot. Le portage est fatigant, c’est pourquoi on tire le canot sur les rivières et les rapides.

En 1665, la traite des fourrures est primordiale. La bête la plus chassée est le castor. Comme la plupart des animaux, on le chasse à partir du 2 septembre jusqu'au 21 mars. Il n’existe que 2 façons pour transformer le castor: le castor sec et le castor gras. On l’appelle le castor sec quand le chasseur retire la peau du castor et la fait sécher au soleil. Cette peau ne vaut pas beaucoup d’argent. Le castor gras, c’est une peau de castor portée pendant 2 ou 3 ans et engraissée par la sueur du chasseur. Il est plus coûteux, résistant et soyeux.

Le grand départ du coureur des bois a généralement lieu à la fin de l’été ou au début de l’automne. Avant de partir, le coureur des bois doit faire son testament, car il sait que son métier est terriblement dangereux et qu’il est possible qu’il ne revienne pas.ff.gif (1034 octets)

 

Le voyage de traite

En expédition, la journée du coureur des bois commence souvent de bonne heure le matin et se termine le soir. Il parcourt 70 km par jour, ne s’arrête que pour manger et dormir. 

Comme il dépense beaucoup d’énergie, sa nourriture doit comporter énormément de vitamines. De plus, sa nutrition comporte différents aliments comme des biscuits de froment, du lard salé et du maïs. Parfois, il se nourrit de viande fraîchement tuée en cours de route, par exemple un lièvre, un castor ou même des ours.

Par beau temps, le coureur des bois couche à la belle étoile et par mauvais temps, il s’abrite sous un canot. En hiver, le chasseur creuse dans la neige pour faire un abri temporaire. Après avoir creusé, il garnit le trou de branches d’épinette ou de cèdre pour éviter de dormir sur de la terre gelée. En hiver, le coureur des bois va en général habiter chez les Amérindiens.

L'hiver est la meilleure saison pour y chasser car les animaux à fourrure ont un pelage plus épais qu'en été. La peau de castor est la plus recherchée à cette époque. On coupe tous les poils de la bête, après l’avoir tuée. Avec la fourrure, on fait des chapeaux. On chasse aussi la loutre, la martre, le renard, le rat musqué, le vison, le carcajou, le loup et l’ours. Toutes les peaux seront échangées contre des éléments importants que le coureur des bois aura rapportés de son expédition.

Les produits les plus vendus sont des fusils, des manteaux, des chemises, des couvertures, des chaudières, des couteaux, des haches, des pointes de flèche, de l’eau de vie, des minuscules bouts de verres de différentes couleurs, des miroirs et des peignes. La fourrure du castor sert à faire les feutres pour fabriquer les chapeaux de castor.

L'importance de la fourrure auprès des français se fait tellement sentir qu’elle est entrain de changer le mode de vie des Amérindiens.                                       ff.gif (1034 octets)

 

Bibliographie

Picard, Jean-Luc, Images du Québec, Centre éducatif et culturel inc. ,Montréal,

Québec. Pages 126 à 129

 Internet

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