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Les Atikamekws se divisent en trois communautés forestières. L'une vit
dans la région voisine de Lanaudière, à Manawan (ce nom veut dire Là
où l'on trouve des oeufs). Les deux autres groupes habitent la Mauricie,
dans la MRC du Haut-Saint-Maurice. Ils y vivent à Opitciwan (en français,
Le courant du détroit) et à Wemotaci (c'est-à-dire Lieu de rassemblement).
Les Atikamekws possèdent un autre lieu de campement ancestral, c'est la
réserve inhabitée de Coocoocache (ce qui veut dire Hibou).
Contrairement aux Abénaquis, les Atikamekws habitent en majorité dans leurs villages. De plus, toute la population parle atikamekw. C'est la principale langue enseignée dans leurs écoles primaires. On y parle aussi français, pour communiquer avec les gens de l'extérieur. |
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Bébé atikamekw dans un sac à dos de fabrication artisanale. Photo : Ranel Flamand. |
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Au nord du réservoir Gouin, Opitciwan constitue le village le plus isolé
de la Mauricie. Opitciwan est aussi la plus populeuse des communautés
atikamekws. Ce qui frappe chez eux, c'est l'omniprésence des jeunes :
60% des Atikamekws ont moins de 24 ans.
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C'est parce qu'ils vivent en pleine forêt que les Atikamekws ont pu
conserver leur langue et leurs coutumes. Leur temps est divisé en
périodes intensives de chasse, pêche, piégeage ou cueillette de petits
fruits. Ainsi, en octobre, toutes leurs institutions ferment, même les
écoles! Les familles se dispersent dans les bois. C'est le temps de la
chasse à l'orignal, Takwakin, l'une des six saisons atikamekws.
Les Atikamekws divisent l'année en six saisons. |
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Utilisant un couteau croche, les Atikamekws sont réputés dans la fabrication de canots d'écorce. C'était leur moyen de circuler sur les lacs et rivières de la Mauricie autrefois. Mais leur nation fut pratiquement exterminée par les attaques iroquoises et par les maladies des Blancs, vers 1700. Quelques survivants se seraient alliés aux Têtes de Boule. Et ce n'est qu'en 1972 que leurs descendants se sont rebaptisés Atikamekws, nom qui signifie Poisson Blanc. |